La part-dieu

21 mai. 2014 Pas de commentaire Publié sous: tourisme

 

 

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Le quartier de la Part-Dieu, situé dans le 3e arrondissement de la ville de Lyon, conçu initialement comme une alternative au centre ville ancien, ce quartier est le deuxième quartier d’affaires de France après La Défense avec 1 600 000 m² de tertiaire (surface hors œuvre nette) et 45 000 emplois. Il est essentiellement composé de Low Rises et de tours.

Situé sur la rive gauche (à l’est) du Rhône, ce quartier abrite notamment le centre commercial de La Part Dieu et la gare de Lyon-Part-Dieu. Il est délimité à l’ouest par la rue Garibaldi, au sud par la rue Paul Bert, à l’est par la rue de la Villette et au nord par le cours La Fayette. Ces quatre rues forment un carré d’environ 750 mètres de côté.

Histoire

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Casernes de la Part-Dieu

 

Les terrains constituant actuellement le quartier de la Part-Dieu furent longtemps composés de champs et de terrains insalubres soumis aux inondations du Rhône. Ils appartiennent au début du XVIIIe siècle à Catherine de Servient (née Mazenod)[1]. Le domaine possède son château et ses bâtiments agricoles, situés à proximité de l’angle des rues actuelles Boileau et Chaponnay. Elle les vend en viager aux Hospices civils de Lyon qui les récupèrent en 1737. Ils sont vendus en 1844 pour construire les casernes de la Part-Dieu, qui resteront en activité pendant plus d’un siècle.

En 1852 le quartier, alors dépendant de la Guillotière, est annexé à la ville de Lyon. Jusqu’alors, 4/5 du territoire de la rive gauche du Rhône sont encore occupés par les grandes fermes toujours en activité. L’évolution vers les pépinières et le maraîchage s’accentue, par exemple, autour de la place Danton actuelle, et son domaine de Champfleury. En 1926, la municipalité de Lyon qui souhaite récupérer les terrains pour y construire un nouveau quartier, organise un concours d’architecture, dont le projet lauréat prévoit l’édification de deux tours. Ce projet ne voit cependant pas le jour, du fait de l’opposition de l’administration militaire.

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Plan schématique du quartier de la Part-Dieu début 2008

Il faut attendre 1957 pour que le ministère de la Défense se résolve à vendre ces terrains. En 1967, une fois le déménagement achevé, la Mairie de Lyon rachète la caserne pour la revendre à la SERL (Société d’équipement du Rhône et de Lyon), aménageur de l’opération. À l’origine, les différents projets prévoient de réaliser un nouveau quartier central, qui comprendrait un pôle culturel (comprenant une bibliothèque, une salle de concert…), un pôle commercial, un pôle de bureaux privés (à la condition que les bureaux soient destinés à l’accueil du public), un pôle administratif (dont une annexe de la mairie de Lyon) et des logements. Le projet change de nature en 1967. L’Oream  décide de doter la métropole d’équilibre (autrement dit Lyon-Saint-Étienne-Grenoble) d’un centre décisionnel à même de contrebalancer l’importance deParis Ce centre sera la Part-Dieu. Un nouveau projet, structuré autour d’un axe est-ouest (rue Servient) est présenté. Ce projet prévoit la création d’une gare, éventualité rejetée par la SNCF. Peu à peu le projet s’éloigne de ce qui devait faire son essence. Le pôle culturel ardemment défendu par l’architecte en chef de la Part-Dieu Charles Delfante ainsi que par André Malraux ne survit pas au départ du ministre. Il n’en reste que la bibliothèque et l’auditorium, chacun à une extrémité du site. L’axe est-ouest est détruit par le centre commercial qui enjambe la rue Servient. Quant à la gare, il faut attendre 1983 pour qu’elle ouvre ses porte

deux ans après l’inauguration de la ligne à grande vitesse reliant Paris à Lyon en 1981.

Toutefois la Part-Dieu voit le jour, lentement. Un gigantesque centre commercial (120 000 m², alors qu’il était prévu 50 000 m²) voit le jour. Des immeubles se construisent péniblement jusqu’en 1972, puis rapidement l’ensemble des îlots trouvent preneur.

Ce quartier voué au tertiaire possède peu de logements et est caractéristique de l’urbanisme sur dalle, en vogue durant les Trente Glorieuses.  L’un des objectifs de cet emploi d’une dalle consiste notamment à créer une nette séparation des flux motorisés et de leur stationnement par rapport aux autres modes de déplacement. Cette technique est aujourd’hui considérée comme la source de nombreuses difficultés de fonctionnement et de perception de la ville : création en sous-sol et en terrasse de zones désertées et peu sûres, déconnexion de la ville de la réalité du terrain, de son histoire, de son relief, transition souvent ratée avec les quartiers voisins.

 

Outre cet « aspect seventies », la Part-Dieu offre un panorama sur la ville. Le toit du « Crayon » illuminé, la devanture du centre commercial et les enseignes publicitaires sur la gare soulignent la modernité du quartier. Les éclairages du boulevard Vivier-Merle (néons bleus sur les bâtiments, lampadaires de même couleur) et de la bibliothèque (illuminée par un faisceau dirigé vers le ciel), sont particulièrement remarquables. Mais on peut souligner également le sommet de la Tour Oxygène éclairé par un défilement de plusieurs couleurs.

Les principales tours

Les quatre tours actuellement construites à la Part-Dieu sont la Tour Part-Dieu, la Tour Swiss Life, la Tour Oxygène, et la Tour EDF Lyon.

Tour Part-Dieu

La tour Part-Dieu, encore couramment appelée « tour du Crédit lyonnais » (ancienne dénomination avant 2008) ou « le Crayon » en raison de sa forme, se situe aux abords du centre commercial (esplanade) et constitue l’unique gratte-ciel de Lyon (165 mètres pour 42 étages). Bâtie de 1972 à 1977, c’est l’ouvrage du cabinet américain Araldo Cossutta & Associates, avec un hôtel et un restaurant panoramique au 32e étage de la tour.
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Tour Swiss Life

La Tour Swiss Life, toute vitrée, rectangulaire et d’une largeur imposante, surplombe le boulevard Marius Vivier-Merle. Il s’agit de la troisième tour la plus haute du quartier depuis l’édification de la tour Oxygène. Le projet était prévu pour une tour d’environ 120 mètres, mais le conseil municipal, hostile à l’époque aux IGH, a limité sa hauteur. Les architectes ont dû plafonner la tour à 82 mètres. Elle accueille notamment la société Swiss Life. Aujourd’hui Swiss Life souhaite à nouveau surélever cette tour. Mais la société Swiss Life souhaite également construire une deuxième tour la Tour Eva qui culminerait à 220 m et deviendrait ainsi la plus haute tour de Lyon et de Province.

 

 

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Tour EDF

D’une hauteur de 80 mètres la tour EDF a accueilli le siège régional d’EDF jusqu’en 2013.

Construite en 1975, la tour se distingue par un socle en béton d’une quinzaine de mètres de haut sur lequel est monté la tour d’une vingtaine d’étages.

Un rehaussement et une réhabilitation de la tour est prévu au plus tôt pour 2016, elle devrait culminer à 110 m et être renommée Silex 1 (Silex 2, un nouveau gratte-ciel, ferait quant à lui 120 m de haut).

C’est à la livraison de l’immeuble le Velum (nouveau siège régional d’EDF), dans le quartier de la Buire, en octobre 2013, que la direction régionale d’EDF a quitté la tour.

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Le cours Oxygène et la tour Oxygène

L’année 2006 a marqué le coup d’envoi de la réalisation d’une nouvelle tour lyonnaise, la tour Oxygène, à proximité de l’actuelle tour Part-Dieu et de la gare TGV.  La tour Oxygène, haute de 117 mètres, comprend un ensemble commercial de 11 000 m² de surface de vente ainsi que 28 000 m² de bureaux. La SNCF a installé ses directions nationales de l’informatique et des télécommunications dans ce nouveau bâtiment. La construction a démarré au premier semestre 2007, et l’inauguration a eu lieu le2 juin 2010.
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L1010286-2Le centre commercial

Face à la gare, le centre commercial de la Part-Dieu est un immense complexe (127 300 m2) de plus de 260 boutiques. Accueillant près de 100 000 visiteurs chaque jour, il était le plus grand centre commercial de centre-ville d’Europe à sa création en 1975. En 2011, l’intérieur du Centre Commercial fut entièrement rénové. Un projet est en cours pour rénover l’extérieur.
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La gare

  • Jouxtant le centre commercial, la gare de la Part-Dieu est la principale gare de l’agglomération lyonnaise, traitant principalement le trafic national (le trafic régional étant également en partie traité au départ de la gare de Perrache, même si les TGV Lyon-Paris desservent ces deux gares). Cette gare, dont la construction débute en 1978 et s’achève en 1983, a remplacé la gare des Brotteaux. C’est la première gare d’Europe pour le nombre de voyageurs en correspondance.

L’auditorium Maurice-Ravel

Construit en 1975, l’auditorium Maurice-Ravel est une salle de concert qui compte 2 120 places. Principalement orienté vers la musique classique, il accueille également des concerts de musique du monde, de jazz, de variétés et des ciné-concerts. Il est le siège de l’Orchestre national de Lyon. Une campagne de rénovation a sensiblement amélioré son acoustique. L’auditorium est également dépositaire de l’orgue historique du palais du Trocadéro (1878).

Description de cette image, également commentée ci-après          Trocadero orgue.jpg(orgue du Palais Trocadéro)

La bibliothèque

Ouverte au public en 1972, la bibliothèque de la Part-Dieu, conçue sous la direction d’Henri-Jean Martin, alors directeur de la bibliothèque, est la plus grande bibliothèque municipale de France (27 290 m²). Son élément architectural le plus visible est son silo à livres, de couleur noire, qui contient 1,8 million de documents, du Moyen Âge à nos jours. En 2007, une entrée principale a été ouverte face à la gare, plus visible que l’entrée d’origine, cachée par le centre commercial.

Entrée de la bibliothèque du 3e la Part-Dieu (boulevard Vivier-Merle)

La Cité administrative d’État

Un ensemble d’immeubles de bureaux abritent différents services administratifs : centre des impôts, direction régionale de l’INSEE, direction régionale de l’équipement, etc.

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Les halles Paul Bocuse

Article détaillé : Les Halles de Lyon-Paul Bocuse.

Après leur déménagement du quartier des Cordeliers, les nouvelles halles, destinées au commerce de bouche et de produits fins, sont inaugurées en 1971. Rénovées en 2006, elles ont été baptisées du nom du célèbre cuisinier de Collonges-au-Mont-d’OrPaul Bocuse.

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L’association Habitat Jeune

L’association Habitat Jeune est une association gestionnaire de foyers de jeunes travailleurs. Elle propose des logements et des services pour des jeunes de 16 à 32 ans. Ces locations sont accessibles aux jeunes actifs (étudiants, jeunes en formation, stagiaires, apprentis, jeunes en alternance, salariés…). La résidence Habitat Jeune Part Dieu, où se situe également le siège social de l’association, est ouverte depuis le 9 mai 2011. Elle propose 193 logements (logement individuel ou en colocation) tout équipés, une salle informatique, un restaurant…

La Résidence Habitat Jeune de  La Part Dieu où résidait la jeune fille assassinée / Photo Stéphane Guiochon

L’avenir

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Part-Dieu d’ici 2020/2025

L’avenir de la Part-Dieu a été une des préoccupations des deux principaux candidats à l’élection municipale de 2008.

Ainsi, selon Gilles Buna, adjoint au maire de Lyon Gérard Collomb, chargé de l’aménagement, il pourrait y avoir de trois à cinq nouvelles tours à la Part-Dieu d’ici 2020 : « Cela ne défigurera pas la silhouette urbaine ». Il s’agit, pour la première, de la Tour Oxygène, dont l’inauguration a eu lieu en 2010, sur un terrain attenant au centre commercial de la Part-Dieu appartenant à la DDE (Direction départementale de l’équipement) et après deux tentatives de vente aux enchères infructueuses, il s’agissait d’un des derniers espaces libres dans le quartier. La seconde, la Tour Incity, sera visible d’ici 2015, à l’angle de la rue Garibaldi et du cours Lafayette. Il voit enfin la possibilité d’installer d’autres tours sur le lot J appartenant à l’État, ou en lieu et place de l’actuel bâtiment de France 3 qui prévoit de déménager, boulevard Vivier-Merle, bien que ce bâtiment soit la propriété de la chaîne qui n’a pas l’intention de le vendre.

La tour Incity

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Tour UAP en cours de déconstruction

La ville de Lyon se dotera d’ici 2015 d’une troisième tour, la tour Incity. Elle culminera à 200 mètres, sera « écologique » par l’installation de capteurs solaires sur les façades et d’un système éolien intégré en son sommet, qui lui permettront de produire en partie son énergie et d’avoir une consommation trois fois inférieure à celles des tours actuelles. Avec 36 étages, Incity offrira une surface de 40 000 m² de bureaux. Les architectesDenis Valode et Albert Constantin sont chargés de ce projet, dirigé par les cabinets Sogelym Steiner et Dixence.  Incity sera la plus grande tour de Lyon en taille, chronologiquement après la tour Part-Dieu (165 m), la tour Oxygène (115 m), latour Swiss Life (82 m) et la Tour EDF Lyon (80 m). Elle remplacera la Tour UAP inoccupée depuis 1994 et déconstruite en 2012.

De nouvelles tours en préparation

De nouvelles constructions de tours sont projetées : une première, développée par Gecina a été confirmée lors du Salon MIPIM en mars 2009 et précède le lancement d’un concours international d’architectes pour une tour de 36 000 m² au moins et d’une centaine de mètres. Une autre tour, développée pour le groupe immobilier Icade par l’architecte Albert Constantin et le cabinet AIA Atelier de la Rize, d’une hauteur de 130 ou140 mètres et d’une surface de 40 000 m², devrait voir le jour en 2014. Une tour mentionnée au MIPIM 2011 de Cannes par Gérard Colomb (maire de Lyon), nommée Tour Eva d’une hauteur annoncée à 220 m verra le jour d’ici 2018-2020. Enfin un cluster de bureaux/hôtels mentionné au MIPIM 2012 & 2013, nommé TwoLyon (Dominique Perrault Architecture (DPA), devrait être construit en 2017. La plus haute mesurera 170 mètres de haut, ainsi qu’une galerie commerçante connectée à la gare. Sur les 92 000 m2 du programme, 62 000 m² seront consacrés à des bureaux, qui prendront place dans la grande tour, la seconde tour sera occupée par deux hôtels 4 étoiles totalisant 460 chambres. Aussi mentionné au MIPIM 2012, le réaménagement du site de la tour EDF, avec la construction d’une tour (Silex 2) d’un peu plus d’une centaine de mètres, ainsi que d’un autre bâtiment plus petit lui, d’une dizaine d’étages.

Le quartier de la Part-Dieu, sa gare et ses gratte-ciel

 

[1]Origine du nom: Part-Dieu

A l’origine le domaine dit de la Part-dieu appartenait à une riche famille lyonnaise : Mazenod-Serviant. C’était un endroit rural en zone inondable.
La superficie de ce domaine était de 140 hectares. Le domaine fut cédé par la famille à l’hôpital de l’Hôtel-Dieu se situant sur la presqu’ile.

L’origine du nom est assez cocasse:

11 octobre 1711,

A l’époque il n’y a qu’un seul pont pour traverser le Rhône. C’est le « Pont du Rosne » aujourd’hui pont de la Guillotière. Ce pont (environ 500m) est très long et, détail important, ferme la nuit.
Du côté de la Guillotière (rive gauche du Rhône) où il y a de grandes propriétés agricoles, le pont commence à la « place du Pont » (d’où ce nom qui est resté dans les usages même si le pont n’est plus tout à fait là). Il est équipé d’une tour d’octroi, avec une porte et un pont-levis. De l’autre côté il va presque jusqu’en Bellecour où il y a une barrière (d’où le nom de la rue de la Barre).

Les gens qui rentrent de la vogue de Bron , se pressent pour arriver avant la fermeture du pont. Mais arrive en face, débouchant de Bellecour, le carrosse de Madame Servient, qui se rend sur ses terres sur la rive gauche. Son carrosse accroche un charroi venant en sens inverse et se renverse en plein milieu du pont.

Cet accident produit un obstacle infranchissable sur laquelle la foule vient se heurter. Ceux qui sont en tête, pressés par ceux qui suivent, sont écrasés les uns sur les autres.

On dénombra 241 victimes dans ce qu’on appela « le tumulte du pont du Rosne ». Il y eut en effet 25 personnes noyées dans le fleuve et 216 mortes écrasées.

Dame Servient, née Catherine de Mazenod, fut si frappée par cette tragédie, qu’elle laissa tous ses immenses domaines de la rive gauche « au profit des pauvres » de la ville de Lyon.

Actrice de cette catastrophe, rongée par le remords, elle donna ce qu’elle appela « sa part de Dieu ».

Cet article a été posté le Mercredi 21 mai 2014 at 09:33 et est rangé sous tourisme. Vous pouvez Laisser un commentaire et de suivre toutes les réponses à cet article à travers le Flux RSS 2.0.

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