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La part-dieu

21 mai. 2014 Pas de commentaire Publié sous: tourisme

 

 

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Le quartier de la Part-Dieu, situé dans le 3e arrondissement de la ville de Lyon, conçu initialement comme une alternative au centre ville ancien, ce quartier est le deuxième quartier d’affaires de France après La Défense avec 1 600 000 m² de tertiaire (surface hors œuvre nette) et 45 000 emplois. Il est essentiellement composé de Low Rises et de tours.

Situé sur la rive gauche (à l’est) du Rhône, ce quartier abrite notamment le centre commercial de La Part Dieu et la gare de Lyon-Part-Dieu. Il est délimité à l’ouest par la rue Garibaldi, au sud par la rue Paul Bert, à l’est par la rue de la Villette et au nord par le cours La Fayette. Ces quatre rues forment un carré d’environ 750 mètres de côté.

Histoire

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Casernes de la Part-Dieu

 

Les terrains constituant actuellement le quartier de la Part-Dieu furent longtemps composés de champs et de terrains insalubres soumis aux inondations du Rhône. Ils appartiennent au début du XVIIIe siècle à Catherine de Servient (née Mazenod)[1]. Le domaine possède son château et ses bâtiments agricoles, situés à proximité de l’angle des rues actuelles Boileau et Chaponnay. Elle les vend en viager aux Hospices civils de Lyon qui les récupèrent en 1737. Ils sont vendus en 1844 pour construire les casernes de la Part-Dieu, qui resteront en activité pendant plus d’un siècle.

En 1852 le quartier, alors dépendant de la Guillotière, est annexé à la ville de Lyon. Jusqu’alors, 4/5 du territoire de la rive gauche du Rhône sont encore occupés par les grandes fermes toujours en activité. L’évolution vers les pépinières et le maraîchage s’accentue, par exemple, autour de la place Danton actuelle, et son domaine de Champfleury. En 1926, la municipalité de Lyon qui souhaite récupérer les terrains pour y construire un nouveau quartier, organise un concours d’architecture, dont le projet lauréat prévoit l’édification de deux tours. Ce projet ne voit cependant pas le jour, du fait de l’opposition de l’administration militaire.

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Plan schématique du quartier de la Part-Dieu début 2008

Il faut attendre 1957 pour que le ministère de la Défense se résolve à vendre ces terrains. En 1967, une fois le déménagement achevé, la Mairie de Lyon rachète la caserne pour la revendre à la SERL (Société d’équipement du Rhône et de Lyon), aménageur de l’opération. À l’origine, les différents projets prévoient de réaliser un nouveau quartier central, qui comprendrait un pôle culturel (comprenant une bibliothèque, une salle de concert…), un pôle commercial, un pôle de bureaux privés (à la condition que les bureaux soient destinés à l’accueil du public), un pôle administratif (dont une annexe de la mairie de Lyon) et des logements. Le projet change de nature en 1967. L’Oream  décide de doter la métropole d’équilibre (autrement dit Lyon-Saint-Étienne-Grenoble) d’un centre décisionnel à même de contrebalancer l’importance deParis Ce centre sera la Part-Dieu. Un nouveau projet, structuré autour d’un axe est-ouest (rue Servient) est présenté. Ce projet prévoit la création d’une gare, éventualité rejetée par la SNCF. Peu à peu le projet s’éloigne de ce qui devait faire son essence. Le pôle culturel ardemment défendu par l’architecte en chef de la Part-Dieu Charles Delfante ainsi que par André Malraux ne survit pas au départ du ministre. Il n’en reste que la bibliothèque et l’auditorium, chacun à une extrémité du site. L’axe est-ouest est détruit par le centre commercial qui enjambe la rue Servient. Quant à la gare, il faut attendre 1983 pour qu’elle ouvre ses porte

deux ans après l’inauguration de la ligne à grande vitesse reliant Paris à Lyon en 1981.

Toutefois la Part-Dieu voit le jour, lentement. Un gigantesque centre commercial (120 000 m², alors qu’il était prévu 50 000 m²) voit le jour. Des immeubles se construisent péniblement jusqu’en 1972, puis rapidement l’ensemble des îlots trouvent preneur.

Ce quartier voué au tertiaire possède peu de logements et est caractéristique de l’urbanisme sur dalle, en vogue durant les Trente Glorieuses.  L’un des objectifs de cet emploi d’une dalle consiste notamment à créer une nette séparation des flux motorisés et de leur stationnement par rapport aux autres modes de déplacement. Cette technique est aujourd’hui considérée comme la source de nombreuses difficultés de fonctionnement et de perception de la ville : création en sous-sol et en terrasse de zones désertées et peu sûres, déconnexion de la ville de la réalité du terrain, de son histoire, de son relief, transition souvent ratée avec les quartiers voisins.

 

Outre cet « aspect seventies », la Part-Dieu offre un panorama sur la ville. Le toit du « Crayon » illuminé, la devanture du centre commercial et les enseignes publicitaires sur la gare soulignent la modernité du quartier. Les éclairages du boulevard Vivier-Merle (néons bleus sur les bâtiments, lampadaires de même couleur) et de la bibliothèque (illuminée par un faisceau dirigé vers le ciel), sont particulièrement remarquables. Mais on peut souligner également le sommet de la Tour Oxygène éclairé par un défilement de plusieurs couleurs.

Les principales tours

Les quatre tours actuellement construites à la Part-Dieu sont la Tour Part-Dieu, la Tour Swiss Life, la Tour Oxygène, et la Tour EDF Lyon.

Tour Part-Dieu

La tour Part-Dieu, encore couramment appelée « tour du Crédit lyonnais » (ancienne dénomination avant 2008) ou « le Crayon » en raison de sa forme, se situe aux abords du centre commercial (esplanade) et constitue l’unique gratte-ciel de Lyon (165 mètres pour 42 étages). Bâtie de 1972 à 1977, c’est l’ouvrage du cabinet américain Araldo Cossutta & Associates, avec un hôtel et un restaurant panoramique au 32e étage de la tour.
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Tour Swiss Life

La Tour Swiss Life, toute vitrée, rectangulaire et d’une largeur imposante, surplombe le boulevard Marius Vivier-Merle. Il s’agit de la troisième tour la plus haute du quartier depuis l’édification de la tour Oxygène. Le projet était prévu pour une tour d’environ 120 mètres, mais le conseil municipal, hostile à l’époque aux IGH, a limité sa hauteur. Les architectes ont dû plafonner la tour à 82 mètres. Elle accueille notamment la société Swiss Life. Aujourd’hui Swiss Life souhaite à nouveau surélever cette tour. Mais la société Swiss Life souhaite également construire une deuxième tour la Tour Eva qui culminerait à 220 m et deviendrait ainsi la plus haute tour de Lyon et de Province.

 

 

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Tour EDF

D’une hauteur de 80 mètres la tour EDF a accueilli le siège régional d’EDF jusqu’en 2013.

Construite en 1975, la tour se distingue par un socle en béton d’une quinzaine de mètres de haut sur lequel est monté la tour d’une vingtaine d’étages.

Un rehaussement et une réhabilitation de la tour est prévu au plus tôt pour 2016, elle devrait culminer à 110 m et être renommée Silex 1 (Silex 2, un nouveau gratte-ciel, ferait quant à lui 120 m de haut).

C’est à la livraison de l’immeuble le Velum (nouveau siège régional d’EDF), dans le quartier de la Buire, en octobre 2013, que la direction régionale d’EDF a quitté la tour.

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Le cours Oxygène et la tour Oxygène

L’année 2006 a marqué le coup d’envoi de la réalisation d’une nouvelle tour lyonnaise, la tour Oxygène, à proximité de l’actuelle tour Part-Dieu et de la gare TGV.  La tour Oxygène, haute de 117 mètres, comprend un ensemble commercial de 11 000 m² de surface de vente ainsi que 28 000 m² de bureaux. La SNCF a installé ses directions nationales de l’informatique et des télécommunications dans ce nouveau bâtiment. La construction a démarré au premier semestre 2007, et l’inauguration a eu lieu le2 juin 2010.
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L1010286-2Le centre commercial

Face à la gare, le centre commercial de la Part-Dieu est un immense complexe (127 300 m2) de plus de 260 boutiques. Accueillant près de 100 000 visiteurs chaque jour, il était le plus grand centre commercial de centre-ville d’Europe à sa création en 1975. En 2011, l’intérieur du Centre Commercial fut entièrement rénové. Un projet est en cours pour rénover l’extérieur.
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La gare

  • Jouxtant le centre commercial, la gare de la Part-Dieu est la principale gare de l’agglomération lyonnaise, traitant principalement le trafic national (le trafic régional étant également en partie traité au départ de la gare de Perrache, même si les TGV Lyon-Paris desservent ces deux gares). Cette gare, dont la construction débute en 1978 et s’achève en 1983, a remplacé la gare des Brotteaux. C’est la première gare d’Europe pour le nombre de voyageurs en correspondance.

L’auditorium Maurice-Ravel

Construit en 1975, l’auditorium Maurice-Ravel est une salle de concert qui compte 2 120 places. Principalement orienté vers la musique classique, il accueille également des concerts de musique du monde, de jazz, de variétés et des ciné-concerts. Il est le siège de l’Orchestre national de Lyon. Une campagne de rénovation a sensiblement amélioré son acoustique. L’auditorium est également dépositaire de l’orgue historique du palais du Trocadéro (1878).

Description de cette image, également commentée ci-après          Trocadero orgue.jpg(orgue du Palais Trocadéro)

La bibliothèque

Ouverte au public en 1972, la bibliothèque de la Part-Dieu, conçue sous la direction d’Henri-Jean Martin, alors directeur de la bibliothèque, est la plus grande bibliothèque municipale de France (27 290 m²). Son élément architectural le plus visible est son silo à livres, de couleur noire, qui contient 1,8 million de documents, du Moyen Âge à nos jours. En 2007, une entrée principale a été ouverte face à la gare, plus visible que l’entrée d’origine, cachée par le centre commercial.

Entrée de la bibliothèque du 3e la Part-Dieu (boulevard Vivier-Merle)

La Cité administrative d’État

Un ensemble d’immeubles de bureaux abritent différents services administratifs : centre des impôts, direction régionale de l’INSEE, direction régionale de l’équipement, etc.

Windows 8 / Cité Administrative d'Etat de LYON

Les halles Paul Bocuse

Article détaillé : Les Halles de Lyon-Paul Bocuse.

Après leur déménagement du quartier des Cordeliers, les nouvelles halles, destinées au commerce de bouche et de produits fins, sont inaugurées en 1971. Rénovées en 2006, elles ont été baptisées du nom du célèbre cuisinier de Collonges-au-Mont-d’OrPaul Bocuse.

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L’association Habitat Jeune

L’association Habitat Jeune est une association gestionnaire de foyers de jeunes travailleurs. Elle propose des logements et des services pour des jeunes de 16 à 32 ans. Ces locations sont accessibles aux jeunes actifs (étudiants, jeunes en formation, stagiaires, apprentis, jeunes en alternance, salariés…). La résidence Habitat Jeune Part Dieu, où se situe également le siège social de l’association, est ouverte depuis le 9 mai 2011. Elle propose 193 logements (logement individuel ou en colocation) tout équipés, une salle informatique, un restaurant…

La Résidence Habitat Jeune de  La Part Dieu où résidait la jeune fille assassinée / Photo Stéphane Guiochon

L’avenir

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Part-Dieu d’ici 2020/2025

L’avenir de la Part-Dieu a été une des préoccupations des deux principaux candidats à l’élection municipale de 2008.

Ainsi, selon Gilles Buna, adjoint au maire de Lyon Gérard Collomb, chargé de l’aménagement, il pourrait y avoir de trois à cinq nouvelles tours à la Part-Dieu d’ici 2020 : « Cela ne défigurera pas la silhouette urbaine ». Il s’agit, pour la première, de la Tour Oxygène, dont l’inauguration a eu lieu en 2010, sur un terrain attenant au centre commercial de la Part-Dieu appartenant à la DDE (Direction départementale de l’équipement) et après deux tentatives de vente aux enchères infructueuses, il s’agissait d’un des derniers espaces libres dans le quartier. La seconde, la Tour Incity, sera visible d’ici 2015, à l’angle de la rue Garibaldi et du cours Lafayette. Il voit enfin la possibilité d’installer d’autres tours sur le lot J appartenant à l’État, ou en lieu et place de l’actuel bâtiment de France 3 qui prévoit de déménager, boulevard Vivier-Merle, bien que ce bâtiment soit la propriété de la chaîne qui n’a pas l’intention de le vendre.

La tour Incity

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Tour UAP en cours de déconstruction

La ville de Lyon se dotera d’ici 2015 d’une troisième tour, la tour Incity. Elle culminera à 200 mètres, sera « écologique » par l’installation de capteurs solaires sur les façades et d’un système éolien intégré en son sommet, qui lui permettront de produire en partie son énergie et d’avoir une consommation trois fois inférieure à celles des tours actuelles. Avec 36 étages, Incity offrira une surface de 40 000 m² de bureaux. Les architectesDenis Valode et Albert Constantin sont chargés de ce projet, dirigé par les cabinets Sogelym Steiner et Dixence.  Incity sera la plus grande tour de Lyon en taille, chronologiquement après la tour Part-Dieu (165 m), la tour Oxygène (115 m), latour Swiss Life (82 m) et la Tour EDF Lyon (80 m). Elle remplacera la Tour UAP inoccupée depuis 1994 et déconstruite en 2012.

De nouvelles tours en préparation

De nouvelles constructions de tours sont projetées : une première, développée par Gecina a été confirmée lors du Salon MIPIM en mars 2009 et précède le lancement d’un concours international d’architectes pour une tour de 36 000 m² au moins et d’une centaine de mètres. Une autre tour, développée pour le groupe immobilier Icade par l’architecte Albert Constantin et le cabinet AIA Atelier de la Rize, d’une hauteur de 130 ou140 mètres et d’une surface de 40 000 m², devrait voir le jour en 2014. Une tour mentionnée au MIPIM 2011 de Cannes par Gérard Colomb (maire de Lyon), nommée Tour Eva d’une hauteur annoncée à 220 m verra le jour d’ici 2018-2020. Enfin un cluster de bureaux/hôtels mentionné au MIPIM 2012 & 2013, nommé TwoLyon (Dominique Perrault Architecture (DPA), devrait être construit en 2017. La plus haute mesurera 170 mètres de haut, ainsi qu’une galerie commerçante connectée à la gare. Sur les 92 000 m2 du programme, 62 000 m² seront consacrés à des bureaux, qui prendront place dans la grande tour, la seconde tour sera occupée par deux hôtels 4 étoiles totalisant 460 chambres. Aussi mentionné au MIPIM 2012, le réaménagement du site de la tour EDF, avec la construction d’une tour (Silex 2) d’un peu plus d’une centaine de mètres, ainsi que d’un autre bâtiment plus petit lui, d’une dizaine d’étages.

Le quartier de la Part-Dieu, sa gare et ses gratte-ciel

 

[1]Origine du nom: Part-Dieu

A l’origine le domaine dit de la Part-dieu appartenait à une riche famille lyonnaise : Mazenod-Serviant. C’était un endroit rural en zone inondable.
La superficie de ce domaine était de 140 hectares. Le domaine fut cédé par la famille à l’hôpital de l’Hôtel-Dieu se situant sur la presqu’ile.

L’origine du nom est assez cocasse:

11 octobre 1711,

A l’époque il n’y a qu’un seul pont pour traverser le Rhône. C’est le « Pont du Rosne » aujourd’hui pont de la Guillotière. Ce pont (environ 500m) est très long et, détail important, ferme la nuit.
Du côté de la Guillotière (rive gauche du Rhône) où il y a de grandes propriétés agricoles, le pont commence à la « place du Pont » (d’où ce nom qui est resté dans les usages même si le pont n’est plus tout à fait là). Il est équipé d’une tour d’octroi, avec une porte et un pont-levis. De l’autre côté il va presque jusqu’en Bellecour où il y a une barrière (d’où le nom de la rue de la Barre).

Les gens qui rentrent de la vogue de Bron , se pressent pour arriver avant la fermeture du pont. Mais arrive en face, débouchant de Bellecour, le carrosse de Madame Servient, qui se rend sur ses terres sur la rive gauche. Son carrosse accroche un charroi venant en sens inverse et se renverse en plein milieu du pont.

Cet accident produit un obstacle infranchissable sur laquelle la foule vient se heurter. Ceux qui sont en tête, pressés par ceux qui suivent, sont écrasés les uns sur les autres.

On dénombra 241 victimes dans ce qu’on appela « le tumulte du pont du Rosne ». Il y eut en effet 25 personnes noyées dans le fleuve et 216 mortes écrasées.

Dame Servient, née Catherine de Mazenod, fut si frappée par cette tragédie, qu’elle laissa tous ses immenses domaines de la rive gauche « au profit des pauvres » de la ville de Lyon.

Actrice de cette catastrophe, rongée par le remords, elle donna ce qu’elle appela « sa part de Dieu ».

Ile de ré

17 mai. 2014 Pas de commentaire Publié sous: photos, tourisme

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Quelques images de cette semaine passée sur l’île de ré:

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Carte de l’ile de Ré.

L’île de Ré est située sur la façade ouest de la France, au milieu du littoral atlantique, au large des côtes de la Charente-Maritime et au sud de la Vendée, face au port de La Pallice, non loin de La Rochelle, à près de deux kilomètres du continent.

Caractéristiques

L’île de Ré, d’orientation générale N.O.-S.E, s’étire sur une longueur d’environ 26 km et sa largeur varie de 70 m à 5 km. Elle présente un développement total de côtes de presque 100 km, dont la moitié sont constituées de plages, surtout la côte sud-ouest.

Sa superficie est d’environ 85 km2, ce qui en fait la quatrième île de la France métropolitaine, loin derrière la Corse (8 680 km2), et proche de l’île d’Oléron (174 km2) et de Belle-Ile (85,63 km2). L’Île possède un isthme : Le Martray. Son relief est plat dans l’ensemble. Le point culminant de l’île se trouve au Peu-des-Aumonts, lieu-dit de la commune du Bois-Plage-en-Ré, et atteint 20 mètres d’altitude.

À son extrémité orientale, sur la commune de Rivedoux-Plage, à la pointe de Sablanceaux, l’île est reliée au continent à La Repentie/La Pallice par le Pont de l’île de Ré, long de trois kilomètres et inauguré le 19 mai 1988. La forme en cloche du pont dans sa partie centrale a été imposée par la Marine nationale – soit 30 m au-dessus de la mer – permettant ainsi le passage des navires de guerre. Le virage que prend le pont sur presque toute sa longueur permet de contourner une fosse particulièrement profonde présente sur le trajet axial La Pallice – Sablanceaux.

 

L’Île de Ré profite d’un climat assez doux grâce à sa situation géographique et au courant marin chaud du Gulf Stream. L’île est très ensoleillée, avec 2 300 heures par an, elle se place après le Sud-est de la France et la Corse. Par contre, les pluies sont plutôt fréquentes en hiver et en automne. Ces caractéristiques sont dues au fait que le relief est quasiment inexistant. En été, la chaleur est atténuée par la proximité de la mer. En hiver, la température est assez douce et les chutes de neige peu fréquentes.

La fleur la plus représentative de l’île de ré est la rose trémière:030

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    Autres spécialités:
    Le sel:
    L’exploitation du sel sur l’île date du XIème siècle. Ce sont les moines de l’Abbaye de St Michel en l’Herm qui y implantent les premiers marais salants.
    Au XIX siècle, 1500 ha de marais salants (soit 1/5 de la surface de l’île) produisent en moyenne 30 000 tonnes par an. Dans un contexte de plus en plus difficile, les producteurs s’organisent et créent en 1942 la Coopérative des Sauniers de l’île de Ré.
    Au début des années 1990, les sauniers sont peu nombreux et assez âgés.
    La coopérative et la communauté de communes engagent alors un programme  de sauvegarde. De nombreux marais salants sont restaurés.
    Les sauniers s’engagent dans une démarche de qualité et élaborent une gamme dc produits variés: le gros sel gris, la fleur de sel, mais aussi le sel fin et 7 recettes différentes de gros sel aux aromates.
    Le vin:
    Peu connu, les vins produits par les vignerons de l’Ile depuis plusieurs siècles méritent toutes notre curieuse attention. Une très large gamme de vins blancs, rosés et rouges, des vins mousseux blancs et rosés (vins de Trousse chemise) ainsi que des pineaux blancs et rosés.
    Ils produisent également des cognacs( charentais oblige!).
    Les biscuits:
    Avec sa biscuiterie, l’Ile de Ré n’a rien à envier à la Bretagne :sablés rhétais, sablés caramel, sablés chocolat, sablés du marin aux algues et à la fleur de sel, croquants…
    La pomme de terre:
    La culture de la pomme de terre dans l’île date du 18ème siècle. En 1998, elle obtient la première AOC française décernée à une pomme de terre. La production est relativement réduite n’excédant pas 2500 tonnes.
    Les ânes en culotte:
    Les Ânes en Culottes de l’ Ile de Ré amusent les enfants comme les adultes. Combien savent pourtant que cette tenue répondait à une nécessité.
    En effet, dans ce pays de marais salants où abondaient mouches et moustiques, les habitants avaient pris l’habitude de protéger leurs bêtes des piqûres d’insectes par des pantalons à bretelles confectionnés dans des tissus divers.
    La mécanisation de l’agriculture est arrivée et les ânes ont disparu… puis sont revenus…
    Retrouvez-les à Saint Martin de Ré , près du Parc de la Barbette, pour une ballade inoubliable.
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    Sans oublier les fruits de mer!

Festival de Cannes

17 mai. 2014 Pas de commentaire Publié sous: tourisme

 

 

  • Festival de Cannes 2014 : Deux salles, deux ambiances

 

Le saviez vous?

Le Festival de Cannes, fondé en 1946 sur un projet de Jean Zay(2), ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-arts du Front populaire, et appelé jusqu’en 2002 le Festival international du film, est un festival de cinéma international se déroulant chaque année à Cannes (Alpes-Maritimes, France) durant douze jours.

La première édition du Festival se déroule après la guerre, du 20 septembre au 5 octobre 1946, dans l’ancien casino de Cannes, sur les volontés de Philippe Erlanger(1), chef du service des Échanges artistiques au ministère des Affaires étrangères, et de la confédération générale du travail dont le réalisateur Louis Daquin est membre. Le Ministère des Affaires étrangères et la ville de Cannes prennent en charge le financement.

Il est un temps question que le Festival de Cannes et la Mostra de Venise aient lieu chaque année en alternance. La France et les professionnels du cinéma ignorent cet accord. En 1946, le Festival est un succès et les cinéastes attendent une nouvelle édition en 1947. Lorsque l’accord est dévoilé, il est vivement critiqué : certains parlent d’une « capitulation de la France », d’après le magazine La Technique Française.

Le gouvernement refuse de financer un Festival annuel et le Palais des Festivals est construit dans la précipitation par le syndicat pour accueillir l’édition de 1947. Encore aujourd’hui, la Fédération CGT des syndicats du spectacle siège au conseil d’administration du Festival. Cette année, les organisateurs du Festival décident que le jury se compose d’un représentant par pays.

Depuis 1951, le Festival a lieu durant le printemps, et abandonne une date proche de celles de la Mostra de Venise et du Festival de Locarno. La Palme d’or est créée en 1955, à l’initiative de Robert Favre Le Bret, pour remplacer le « Grand Prix du Festival International du Film » que l’on décerne au réalisateur du meilleur film de la compétition. Le délégué général réunit le conseil d’administration et invite des joailliers de toute l’Europe présenter le trophée de la Palme d’or. Le conseil opte pour un dessin de Lucienne Lazon. La première Palme est remise cette même année à Delbert Mann pour Marty. Le Grand Prix reprend sa place de 1964 à 1974 puis disparaît à jamais au profit de la Palme d’or.

 

(1) Philippe Erlanger est le fils du compositeur Camille Erlanger (1863-1919) et d’Irène Hillel-Manoach (1878-1920), qui appartient à la famille Camondo. Il fait ses études à Paris, obtenant une licence ès lettres, une licence en droit, et son diplôme de l’École libre des sciences politiques.

Inspecteur général au ministère de l’Éducation nationale, il est nommé en 1938 directeur de l’Association française d’action artistique, fonction qu’il occupera jusqu’en 1968. Parallèlement, il est nommé en 1946 chef du service des Échanges artistiques au ministère des Affaires étrangères. S’attachant à faire rayonner l’art français à l’étranger et l’art étranger en France, il organise de nombreuses expositions et des tournées théâtrales célèbres (Louis Jouvet, Jean-Louis Barrault, Jean Vilar, etc.).

C’est lui qui a l’idée du Festival de Cannes en 1939, en réaction au discrédit dont s’est couverte la Mostra de Venise qui a récompensé, en 1938, le documentaire de Leni Riefenstahl Les Dieux du Stade, sous influence du nazisme, ex æquo avec un film supervisé par le fils de Mussolini. Présent à Venise, il peut annoncer le lancement d’une initiative concurrente, avec l’aval de son ministre de tutelle, Jean Zay, ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts. La ville de Cannes est choisie pour son agrément et son ensoleillement. Premier délégué général du festival jusqu’en 1951, Philippe Erlanger sera également membre du jury en 1953 et 1954.

 

(2)
Jean Zay
Jean Zay (gouvernement Chautemps, hôtel Matignon, 1937, 3e à partir de la gauche).
Jean Zay (gouvernement Chautemps, hôtel Matignon, 1937, 3e à partir de la gauche).

Jean Zay est un avocat et une personnalité politique française de la IIIe République né à Orléans (Loiret) le 6 août 1904 et mort assassiné par des miliciens français à Molles (Allier) le 20 juin 1944 au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Au cours de sa vie, Jean Zay assure les fonctions de sous-secrétaire d’État à la présidence du conseil, ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts, député du Loiret et conseiller général

hector berlioz

30 avr. 2014 Pas de commentaire Publié sous: photos, tourisme

 

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Biographie                                               hector berlioz dans photos 170px-Berlioz_as_a_child

(Hector Berlioz enfant)

Hector Berlioz est issu d’une vieille famille du Dauphiné. Son père, Louis Berlioz, est médecin, et sa mère, Antoinette-Joséphina Marmion, catholique fervente.

À l’âge de six ans, Berlioz est envoyé au séminaire pour y entreprendre ses études. À la fermeture de l’établissement, en 1811, son père décide de se charger de son éducation, le destinant à une carrière de médecin. Cette éducation paternelle ne l’empêche pas de compléter sa formation avec un maître de musique qui lui enseigne le chant et la flûte. À l’âge de douze ans, il se met à composer. En 1819, son père lui achète une flûte puis une guitare, et Hector prend des leçons d’un nouveau professeur. Deux ans plus tard, Hector Berlioz est promu bachelier ès lettres à Grenoble, le 22 mars 1821.

Inscrit à l’école de médecine de Paris, il quitte sa famille fin octobre et suit les cours du programme pendant une année, avant d’écrire à son père qu’il préfère l’art à la médecine : « Je sentis ma passion pour la musique s’accroître et l’emporter sur mon désir de satisfaire mon père ». Il se brouille avec sa famille, fréquente l’Opéra de Paris et suit les enseignements de Jean-François Lesueur, puis d’Antoine Reicha.

Les débuts

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Portrait de Berlioz par Émile Signol, 1832

À une époque où sa formation musicale est encore rudimentaire, il commence à jouer de la guitare et du flageolet. Il est très tôt attiré par la vie parisienne des années de la Restauration des Bourbons, période marquée par un grand élan culturel et intellectuel.

En 1823, il étudie la composition au Conservatoire de Paris. Il écrit la Messe solennelle en 1824 et découvre Weber, dont il se souviendra pour la Symphonie fantastique. Malgré ses échecs au concours de Rome en 1827, 1828 et 1829 (sa cantate Cléopâtre est jugée injouable par le jury en 1829), il poursuit ses études au Conservatoire, dirigé alors par le grand maître de l’époque, Luigi Cherubini, avec Antoine Reicha pour la fugue et le contrepoint, et Jean-François Lesueur pour la composition.

Il découvre Goethe et son Faust dans la traduction de Gérard de Nerval, et compose en 1829 Huit scènes de Faust qui, remaniées, deviendront la légende dramatique La Damnation de Faust en 1846.

L’exécution en 1828 des symphonies de Beethoven par François-Antoine Habeneck, sera une révélation, pour Berlioz. « Je venais d’apercevoir en deux apparitions Shakespeare et Weber ; aussitôt, à un autre point de l’horizon, je vis se lever l’immense Beethoven. La secousse que j’en reçus fut presque comparable à celle que m’avait donnée Shakespeare. Il m’ouvrait un monde nouveau en musique, comme le poëte m’avait dévoilé un nouvel univers en poésie. » – (Mémoires, chapitre XX)

Fiancé à Marie Moke qui le quitte pour épouser Camille Pleyel en 1831, Berlioz tombe amoureux au cours d’une représentation d’Hamlet de Shakespeare d’une actrice irlandaise qui joue dans la pièce :Harriet Smithson. Il l’épouse en 1833 et un fils, Louis, naît le 14 août 1834.

La Symphonie fantastique

Dès 1830, six ans seulement après la Symphonie n° 9 de Beethoven, ses études, ses influences et son génie lui permettent d’écrire la Symphonie fantastique, op. 14, qui enthousiasme Franz Liszt, mais provoque un grand scandale chez un public qui ne se rend pas compte de la portée de l’œuvre : elle va relancer la « musique à programme », ou « musique descriptive », et va s’insinuer partout dans la musique allemande (Franz Liszt et Richard Strauss), puis dans la musique française (Saint-Saëns, Dukas, Franck et d’Indy). Dès 1834, il se fait connaître comme critique dans la Gazette musicale, puis dans le Journal des débats, où il soutient son système musical, qui subordonne l’harmonie à la recherche de l’expression.

 

A l’occasion d’une promenade à la Côte Saint André (38), nous avons visité le musée Berlioz qui était la demeure natale du compositeur.

Voici quelques clichés du lieu:

 

 

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La fontaine des Terreaux

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La fontaine Bartholdi se situe place des Terreaux dans le centre de la ville de Lyon (1er arrondissement). Elle a été réalisée par le sculpteur Frédéric Auguste Bartholdi.

Point d’histoire:

La ville de Bordeaux décide, en avril 1857, de faire réaliser une fontaine pour la place des Quinconces. Elle lance un concours dont le lauréat est un jeune sculpteur de 23 ans, Frédéric Bartholdi, qui présente une œuvre1 inspirée du bassin d’Apollon à Versailles, réalisé par Tuby.

Malheureusement, le Conseil Municipal de Bordeaux ne donne pas suite à son projet. En 1886, après l’inauguration dans le port de New-York de la statue de la « Liberté éclairant le Monde », le maire de Bordeaux reprend contact avec lui pour relancer l’ébauche réalisée près de trente ans plus tôt.

Bartholdi termine alors sa fontaine du « char triomphal de la Garonne », et la fait réaliser en 1888 par la société Gaget & Gauthier, qui a travaillé avec lui sur la statue de la Liberté. La fontaine est présentée à l’Exposition universelle de Paris en 1889, dans la galerie centrale appelée galerie de trente mètres du fait de sa largeur.

Le maire de Lyon est séduit par l’œuvre et décide de l’acheter

 

La fontaine des Jacobins

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La fontaine fut réalisée en décembre 1885 par Gaspard André (1840-1896) à qui nous devons également le théâtre des Célestins. En marbre blanc, elle représente Philibert Delorme ou de l’Orme, Guillaume Coustou, Gérard Audran et Hippolyte Flandrin.

 

La fontaine Louis Pradel (Opéra de Lyon)

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La fontaine moderne place Louis-Pradel se situe face à l’Opéra. La fontaine est une œuvre de Ipoustéguy qui s’intitule « le soleil ». La place Louis-Pradel est une place située dans le 1er arrondissement de Lyon. La place Louis Pradel est au pied de la colline de la Croix-Rousse. De création récente, elle relie le centre-ville, l’hôtel de ville et place des Terreaux aux quais du Rhône.

 

La fontaine de centre commercial de la Part Dieu

 

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la Place de la Fontaine  à l’intérieur du Centre Commercial de la Part Dieu accueille un  spectacle permanent de jeux d’eau et de laser

Fontaine par Lemot place Sathonay

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De part et d’autre de l’escalier menant à la place Sathonay se trouvent deux fontaines ornées de lions en fonte fabriqués à laFonderie nationale du Creusot, répliques des lions ornant la fontaine de l’Institut à Paris, eux-mêmes inspirés de la Fontaine Acqua Felice située à Romeplace Saint-Bernard.

 

Promenades sur les berges:

 

 

Quai de Saône à Lyon avant la construction des quais

 

Le confluent Rhône-Saône se trouve aujourd’hui à la limite sud de Lyon; en effet, considéré comme un obstacle à l’agrandissement de la ville, le confluent a été au fil de l’histoire repoussé vers le sud.

Le confluent à l’origine se situait au pied de la colline de la Croix Rousse, au niveau de l’actuelle place des Terreaux. Le confluent prenait alors la forme d’un marécage. En face du confluent, l’île de Moignat. En 1760, l’ingénieur Michel Antoine Perrache propose d’assécher les marécages et de repousser le nouveau confluent du sud d’Ainay au niveau de la Mulatière.

De nombreuses légendes sur le Rhône et la Saône peuplent l’imaginaire collectif. Néanmoins la ville de Lyon avait  progressivement perdu son rapport privilégié à l’eau en livrant ses quais aux routes, autoroutes et parkings, mais aujourd’hui de nombreux aménagements ont été effectués ou entrepris afin de rendre les berges de ces deux fleuves accessibles aux piétons et aux deux roues.

 

Quais de Saône:

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Quais du Rhône:

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Découvert au hasard d’une promenade sur les pentes de la Croix-Rousse , au détour de la montée Bonafous, un attrayant lavoir très coloré et qui a été restauré en 2009 (Sculpteur Bachir Hadji et mosaïques Nicolas Kriknof)

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La Croix-Rousse est une colline de la ville de Lyon. Mais c’est également un quartier situé sur cette même colline, que l’on distingue en deux éléments : les pentes (une partie du 1er arrondissement), et le plateau (4e arrondissement), qui culmine à 254 mètres.
La Croix-Rousse, ancienne commune du département du Rhône, est un quartier original, profondément marqué par son passé de haut-lieu de l’industrie de la soie.

 

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Place de la Croix-rousse

Située entre Saône et Rhône dans le prolongement nord de la Presqu’île, la Croix-Rousse est l’une des 2 collines dominant Lyon (l’autre étant la colline de Fourvière). Elle culmine à 250 m (contre 300 m pour Fourvière), soit une petite centaine de mètres au-dessus du reste de la ville.

Certains versants, appelés « Balmes » et abimés par l’érosion fluviatile, sont de véritables falaises de 20 à 40 m de hauteur. Des éboulements spectaculaires ont d’ailleurs eu lieu en 1932 et 1977.

La colline de la Croix-Rousse est en fait la partie sud d’un plateau qui se poursuit au nord sur les communes de Caluire-et-CuireSathonay-CampRillieux-la-Pape et Fontaines sur Saône.

 Gros Caillou:

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Le Gros Caillou

L’un des symboles du quartier est le Gros Caillou, gros rocher dont la composition minéralogique laisse à penser qu’il a été transporté depuis lesAlpes par les glaciers (voir aussi bloc erratique). Sa découverte remonte à 1892 lors du percement de la ficelle reliant la Presqu’île à la Croix-Rousse : les travaux de percement du tunnel durent être interrompus car les travailleurs étaient bloqués par une roche extrêmement dure, qu’ils n’arrivaient pas à briser. La roche en question dut donc être dégagée et extraite du substrat, ce qui demanda de grands moyens et provoqua un certain retard dans les travaux. Finalement exhumé, le « Gros Caillou » est devenu à la fois le symbole de la force et de la persévérance des Lyonnais face aux obstacles, mais aussi le symbole du rattachement de la Croix-Rousse à Lyon, facilité par le funiculaire. Le Gros Caillou fut ainsi placé et installéarrow-10x10 canuts dans tourisme au bout est du boulevard, d’où il domine le Rhône et toute la plaine jusqu’aux Alpes.

Le Gros Caillou était à l’origine à cheval sur le 1er arrondissement (les pentes, lyonnaises) et le 4e arrondissement (le plateau de la Croix-Rousse). À la suite de la construction d’un parking souterrain et d’un parc (nommé Espace Gros Caillou), il a été déplacé d’une trentaine de mètres pour être désormais uniquement dans le 1er arrondissement, ce qui excite l’ire de certains croix-roussiens8.

Selon la légende, le Gros Caillou représenterait aussi le cœur d’un huissier cupide qui aurait mis à la rue une famille de canuts déshérités.

La cour des voraces

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Vaste immeuble construit en 1840, la cour des Voraces possède un escalier de pierre monumental qui rythme le côté sud de la cour.

Au rez-de-chaussée était installéarrow-10x10 cour des voraces l’un des derniers ateliers de canuts (travailleurs de la soie) en activité sur les pentes. C’est là qu’était installé un groupe mutualiste de canuts, le Devoir mutuel, qui, par déformations successives, a donné « dévoirants », puis « vorace »s.

Ils participent aux soulèvements de canuts de la première moitié du 19ème siècle, notamment en 1848, où ils tiennent les forts de Lyon pendant 4 mois.

En descendant sous la cour, la traboule débouche en arrière de l’immeuble et rejoint la montée St-Sébastien (n° 14 bis) ou la rue Imbert-Colomès (n°29) en traversant un autre immeuble.

Si, dans le Vieux Lyon et une partie de la Presqu’île, les traboules sont caractéristiques de l’habitat de la période Renaissance, celles des Pentes de la Croix Rousse datent du XIXe siècle.

Une traboule est une voie réservée aux piétons, souvent étroite, débutant par un couloir d’entrée et traversant un ou plusieurs bâtiments pour relier une rue à une autre. Les traboules des pentes de la Croix-Rousse forment un réseau dense qui descend jusqu’à la place des Terreaux.

Sur la place de la Croix-rousse, s’érige la statue de Joseph Marie JACQUARD

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Joseph Marie Charles dit Jacquard, né le 7 juillet 1752 à Lyon, mort le 7 août 1834 à Oullins, est un inventeur français, à qui l’on doit le métier à tisser semi-automatique.

Fils d’un canut « maître-fabricant », il exerce de nombreuses professions dont certaines sont liées à la soie, mais également à l’imprimerie. Ayant étudié seul la mécanique, il met au point, en 1801, le métier à tisser Jacquard, dit métier Jacquard1. Dans la continuitéarrow-10x10 croix-rousse des travaux de Jacques de Vaucanson, il équipe son métier d’un mécanisme sélectionnant les fils de chaîne à l’aide d’un programmearrow-10x10 jacquard inscrit sur des cartes perforées (que l’on doit à Basile Bouchon). Il devient ainsi possible à un seul ouvrier de manipuler le métier à tisser, au lieu de plusieurs auparavant.

Le métier Jacquard,  est souvent présenté comme l’un des ancêtres de l’ordinateur.

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au détour de la montée Kubler ce mur peint à la mémoire des canuts et ces mots: « file…le temps, restent les canuts, Croix-Rousse éternelle… »

Pour finir la promenade d’aujourd’hui cette jolie statuette que l’on peut voir au Parc de la Cerisaie, rue Chazière

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A LYON aussi ,nous avons notre Parc zoologique, mais le notre est GRATUIT, pour le grand bonheur de tous, petits et grands.

 

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Le parc de la Tête d’Or est un parc urbain de Lyon, l’un des plus grands de France. Œuvre des frères Denis et Eugène Bühler, le parc est ouvert dès 18571 alors que les travaux ne sont pas achevés. Il est exactement contemporain du Central Park de New York, créé la même année. Le parc est enrichi de nombreux bâtiments comme les grandes serres en 1865, le vélodrome, le chalet des gardes et le chalet en 1894, la clôture en 1896, les serres de collection en 1899, le monument aux morts de l’île aux Cygnes entre 1914 et 1930 ou encore la nouvelle roseraie entre 1961 et 19642. Aujourd’hui géré par la ville de Lyon et véritable poumon de l’agglomération, le parc offre sur 117 hectares une vaste étendue naturelle au cœur de la cité. On y accède par huit entrées, la dernière ayant été ouverte en 2009, au niveau de l’esplanade de la Cité Internationale. Des événements divers, films, théâtre, expositions ou autre en font un haut lieu de la culture lyonnaise. Le parc est un cadre de prédilection pour les photos de mariage : aux beaux jours on y croise de nombreux couples qui viennent s’y faire photographier.

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Le parc de la Tête d’Or a été conçu sur le modèle du jardin anglais. Il intègre un lac de 16 hectares créé à partir d’un bras du Rhône ainsi qu’un parc zoologique et un jardin botanique.

Situé sur les bords du Rhône, le Parc de la Tête d’Or couvre une superficie de 105 hectares.

On y pénètre par 7 entrées, dont la plus remarquable est la porte des Enfants du Rhône qui ouvre sur la perspective d’un lac de 16 hectares, centre de la composition paysagère.

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Les vastes pelouses d’esprit romantique alternent avec des bosquets d’arbres plus que centenaires. Les massifs fleuris, les parterres de roses ou de pivoines, apportent en toutes saisons des touches colorées et parfumées.

Le Parc de la Tête d’Or est ouvert au public et son entrée est gratuite.

 

Les roseraies

La Roseraie Internationale de Lyon s’étend sur 40 000 m² et compte 30 000 rosiers répartis en 350 variétés. Il existe aussi deux autres roseraies : la roseraie du Jardin botanique qui retrace l’histoire de la rose, et une roseraie de concours qui sert de support au Concours International de Roses Nouvelles.

Les arbres

Le Parc englobe plus de 8 800 arbres dont 36,5 % de résineux , 61,0 %de feuillus, 2,5 % d’essences rares. Parmi les sujets remarquables, on relève des platanes atteignant 40 mètres de hauteur, des cèdres du Liban, des tulipiers de Virginie, des ginkgos biloba, des cyprès chauves. Un guide- promenade des arbres remarquables est disponible à l’accueil du Parc.

Le parc zoologique

Créé en 1858 dans le Parc de la Tête d’Or le jardin zoologique es le deuxième établissement zoologique français ouvert au public après la Ménagerie du Jardin des Plantes de Paris (1793).

Il présente à ces débuts les animaux de ferme et la harde de daims, mais très vite, dés 1870, les animaux sauvages et exotiques font leur apparition.
Aujourd’hui le zoo de Lyon s’étend sur prés de 10 hectares parmi les 105 qui constituent le Parc de la Tête d’Or. On y trouve prés de 400 animaux répartis en 64 espèces (dont 30 en programmes d’élevage européen), sans compter le centre de récupération des Tortues de Floride (plus de 1200 individus).

Depuis plus de 10 ans le Zoo ne cesse d’améliorer ses infrastructures. Ainsi en 2006 la plaine africaine voit le jour. Lieux de vie de plus d’une centaine d’animaux (girafes, zèbres, flamants roses…) elle est à l’image de ce qu’un zoo doit être aujourd’hui.
Le zoo de Lyon est membre de l’EAZA (Association Européenne des Zoos et Aquariums) depuis 2006 et de ce fait a pour vocation d’être un lieu voué à la biodiversité et à la conservation des espèces animales en danger d’extinction. Ainsi des espèces rares, dont le maintien en captivité se justifie par leur déclin dans la nature, sont présentées. Conscient de son rôle, le jardin zoologique s’implique également dans la recherche scientifique qui est une mission cruciale pour un zoo moderne.
Enfin le zoo s’est engagé à devenir un lieu d’apprentissage et de connaissance via son équipe pédagogique. Le rôle d’éducation est ainsi mis en avant par les visites et ateliers proposés aux écoles, collèges et lycées. Des visites des coulisses sont organisées pour les particuliers afin de répondre à leurs questions et les sensibiliser aux différentes missions d’un zoo moderne.

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Sans compter tous les jeux et loisirs proposés aux visiteurs( à titre onéreux ):
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Le petit carrousel du Parc de la Tête d’Or est un véritable manège ancien grâce auquel vos enfants pourront s’amuser sur d’authentiques pièces de musée. Fabriqué en 1930 à Angers …>>
Photo des balad'or du Parc de la tête d'Or
Les vélos « Balad’or » vous permettront de découvrir les 117 hectares du plus grand parc intra-muros d’Europe. Vous visiterez ainsi confortablement installé et à votre rythme, le grand jardin botanique, le …>>
Photo du Lézard du Parc de la Tête d'Or
Le « Lézard du Parc », petit train touristique sur pneumatiques, vous permet de découvrir le Parc de la Tête d’Or et ses 117 hectares de superficie de manière conviviale et …>>
Le petit train du Parc
Entre amis ou en famille, laissez-vous porter loin du stress de la ville grâce au petit train du Parc de la Tête d’Or. Partant du Vélodrome, ce train touristique sur …>>
Photo du grand carrousel de nuit
Telle la madeleine de Proust, le grand carrousel du Parc de la Tête d’Or est une véritable machine à voyager dans le temps. Construit en 1895 par les établissements Gustave …>>
Photo des embarcadères du Parc de la Tête d'Or
Venez naviguer sur les 17 hectares du lac de la Tête d’Or à bord de barques, glisseurs (bateaux à pédales), bateaux à moteur électrique. Ce sera pour vous une nouvelle …>>
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Indémodables, elles font depuis toujours la joie des enfants dans les jardins publics. Les balançoires du Parc de la Tête d’Or ne dérogent pas à la règle et sont un …>>
Photo des Quads à pédale du Parc de la Tête d'Or
Les as du volant en culottes courtes n’ont qu’à bien se tenir : Les quads à pédales permettront aux enfants d’évoluer, au gré de leurs envies et en toute liberté,  à …>>
Les Calèches et poneys au Parc de la Tête d'Or à Lyon
                                                                juillet 2013 en vrac 025

Avis aux jeunes cavaliers âgés de 2 à 13 ans, les poneys et sulky du parc vous attendent dans le sous-bois pour une jolie promenade. Montée ou en calèche, vous …>>


Mini Kart du Parc de la Tête d'Or

Avis aux pilotes automobiles en herbe :Vous avez entre 2 et 12 ans, vous rêvez de conduire, mais n’avez pas encore l’âge de la conduite accompagnée, la Piste du Bois est …>>


photo 2 des bateaux du Parc de la Tête d'Or

Si vos pirates, loups de mer ou simples matelots ont le pied marin et entre 3 et 12 ans : amenez-les naviguer à bord des bateaux électriques du Petit Lac. Les …>>

et bien entendu le Théatre de Guignol:

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Située dans le bas du boulevard de la Croix-Rousse à Lyon 4ème, se trouve la place du Clos Jouve.

En 1850 la toute première société de jeu de boules y est fondée: elle se nomme » le Clos Jouve ».

Sur place y est immortalisée par une sculpture, la tradition qui veut qu’un joueur n’ayant réalisé aucun point embrasse le « fondement » de la Fanny.

 

 

La légende de Fanny:

Certains pensent que son origine est provençale, mais on peut témoigner dès 1870 de l’existence d’une vraie Fanny à Lyon.

Dans le quartier de la Croix Rousse, les joueurs se rencontraient  sur le terrain du “Clos Jouve”. Dans ce quartier  habitait une jeune fille de 20 ans qui faisait le  désespoir de ses parents, on la retrouvait souvent sur  le terrain du Clos Jouve où elle admirait les joueurs.

Mais voilà notre Fanny ,en cadeau de consolation,  dévoilait ses charmes au joueur malheureux qui  n’avait marqué aucun point : elle l’entraînait à l’écart et hop! elle relevait ses jupes et montrait ses fesses au vaincu.  Nous n’en étions pas encore à les baiser.

La pauvre Fanny n’eut pas une  destinée heureuse, elle fut prise pour folle, on manqua  de l’enfermer dans un asile mais la justice fut magnanime  car elle considéra qu’elle égayait  finalement le jeu. Elle finit par vivre avec un ivrogne, tomba  enceinte, fut séparée de son enfant, fut  internée dans un asile pour indigents où elle       mourut quelques temps plus tard. mais son souvenir nostalgique  est resté bien vivant, les habitués du Clos Jouve la firent passer à la postérité.
En effet, les joueurs d’autres régions qui fréquentèrent le Clos Jouve  importèrent le rite de la Fanny dans leur contrée d’origine et c’est ainsi qu’en quelques décennies  il devint universel….
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